Vibrations Street Art à Thessalonique

Dernière mise à jour : 14 mars 2021

Murals immenses, throw up, bubble letters… il y en a pour tous les street goûts à Thessalonique.



Thessalonique est jeune, énergique, underground… et de fait remplie de street art - murals et tags - à découvrir aux hasards des ruelles et placettes, très nombreuses...


Voici quelques spots si vous êtes amateurs :

Entre street art et farniente urbain...

Vous pouvez commencer par le petit quartier autour des rues Agiou Mina et Katouni (nous en parlons également dans nos autres posts car c'est aussi un lieu très sympa pour dîner, boire un verre ou tout simplement flâner)






… vous pouvez ensuite continuer vers les rues Vasileos Irakleiou et Komninon…


… et la petite place Fragkini (avec sa charmante mini-église, une parmi les centaines qui ponctuent la ville).


Cela vous permettra de passer au Modiano Market pour déjeuner ou juste profiter de l'ambiance (eh oui, même les fans de street art font parfois des pauses).







Autre solution, à partir de la rue Agiou Minou, descendre vers le boulevard Tsimiski


Immanquable à l'angle de la rue Katouni et du boulevard Tsimiski, l'immense mural de Faith47 et DALeast. Magnifique.




Puis, en traversant le boulevard, la petite rue Orvilou s'offre à vous, avec de très belles œuvres… Il ne vous reste plus qu'à explorer le quartier de Ladadika, entrelacs de ruelles pittoresques, et ancien quartier de manufactures d'huile, pour tomber sur des murs peints et des messages engagés ou humoristiques à chaque coin de rue… avec, en prime, bars et restaurants à gogo (voir notre post Thessalonique, la gourmande, pour nos meilleures adresses).















Cela marche aussi du côté des rues Fragton, Viktoros Ougko et Leontos Sofou…



Ou des rues Proxenon, Karaoli Dimitriou Ton Kyprion... (encore plus long qu'un nom malgache :)), Antigonidon...



Donc perdez-vous :) il y aura toujours un artiste pour vous surprendre au coin d'une rue...


Vieille ville et rue de la street

Beaucoup de villes ont leur rue de la soif, Thessalonique a une rue de la street (tautologique :)), au sein de Ana Poli, la vieille ville, que nous étions partie découvrir pour le charme de la vie de quartiers et ses petites maisons colorées… On vous rassure, on trouve tout cela, aussi, à Ana Poli (cf. notre post Thessalonique, fraîche et rebelle).


Cette rue de la street c'est l'enfilade rue Poliorkitou, rue Kleious et rue Papadopoulou. En descendant la vieille ville de haut en bas, vous trouverez tout cela :
























Nous laissons volontairement ce pot-pourri éclectique de tags et de muraux, esthétiques, politiques ou expression du soi ou du clan, car c'est justement cela le street art : une expression libre et parfois anarchique, aux yeux de tous... dans un musée à ciel ouvert ou tout simplement la rue, l'espace public, l'agora :)








Ici, comme ailleurs, se pose la question de la gentrification des quartiers populaires proches des centres-villes et, même s'il y a encore de la marge (cf. photo) :), la question mérite d'être soulevée avec ces conséquences sur la perte de mixité urbaine et la création de banlieue - ghettos, bombes à retardement…





















Urban jungle... littéralement

Autre quartier… autre style, plus wild… les abords de l'université.



Personnellement, nous avons commencé notre périple à Sainte Sophie, en remontant vers le boulevard Egnatias.






Assez vite, sur le trottoir de gauche de ce-dernier vous tomberez (en n'oubliant pas de vous retourner de temps à autre) sur une immense fresque (un indice, c'est au coin de la rue Sokratus, à côté de l'église Saint Athanase :) )



En continuant le boulevard vers l'université, on sent "qu'on brûle", que le quartier vibre

d'un pouls urbain, cache des œuvres au sein des cœurs d'îlots, abrite une vie artistique underground...



Alors… on avance… excités et enthousiastes…


Pour découvrir des ruelles escarpées et des trésors cachés, dont un mural tout frais de 2019 qui nous laisse sans voix, steam punk et futuriste...






… dont une souris, trop kawaï...


… mais aussi de classiques lettrages, qui scintillent sous le soleil estival (en moyenne, la température durant notre séjour était de 33 à 36 degrés à l'ombre… au soleil, nous préférons ne pas savoir).









On sent la gentrification gagner peu à peu le quartier, qui garde cependant son authenticité…


En témoigne, par exemple, ce salon de coiffure tout neuf à côté d'une boutique un peu décatie… ou - Where is Charlie ? / Where is the street art ? - ce petit coffee shop tout design...






Rassurons nous (si tant est que cela soit rassurant :)), un peu plus loin les vendeurs de shit sont là pour veiller… le quartier n'est pas complètement prêt à vendre son âme aux bobos...


Fin de la balade, le quartier de la rotonde, très très riche (en patrimoine d'abord avec ce très beau ancien temple / mausolée / baptistère / cathédrale / mosquée et musée, tout simplement, classé au patrimoine de l'UNESCO et qui abrite des mosaïques magnifiques... en street art, ensuite, n'en oublions pas le titre de notre billet :)).


Nous vous laissons déambuler, fouiller, vous émerveiller, découvrir des œuvres qui auront déjà peut-être changées quand vous nous lirez… en espérant que la master piece sera toujours là à veiller sur le quartier… nous réveillant sur l'essentiel... changement d'échelle et dé-zoom de la ville au monde, notre chère planète, bien fragile, qu'il nous faut préserver.









We are The Dreamers oF Dreams

(citation d'un hipster marin)


BETTY F.

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